Les femmes migrantes, demandeuses d’asile ou réfugiées, en raison de leurs parcours migratoires liés aux difficultés rencontrées sur la route ou aux facteurs principaux de leurs départs (conflits armés, guerre, crises économique, changement climatique) sont davantage enclins à subir des violences ou de souffrir de violences post-traumatiques. Ces violences peuvent être basées sur leur genre, se traduisant en attaques sexistes au sein de la société d’accueil, de leurs communautés et de leurs vies intimes, en raison de leurs doubles situations de vulnérabilité : en tant que migrantes et en tant que femmes. A cause des inégalités sexistes structurelles dans le processus de migration et dans le contexte social des pays par lesquels elles transitent, ces femmes souffrent d’épisodes post-traumatiques et leur accompagnement vers davantage de résilience est une première étape vers la guérison.

L’OIM a eu l’occasion d’écouter ces témoignages poignants des femmes migrantes lors des interviews de phase d’identification des meilleures solutions leur permettant d’accéder à l’assistance médicale, psychosociale ou légale, ou pour l’orientation vers des solutions durables face aux conditions de vie difficiles et précaires. Durant ce processus, l’OIM soutient des femmes victimes de traite, survivantes de violence (viol, séquestration) et/ou des rescapées de la traversée en mer.

Parmi les violences structurelles et systématiques, il y a ceux en lien avec la domination économique et sociale, pendant tout le parcours migratoire des femmes, ces violences s’exerçant dans les contextes privés (famille, couple) ou publics (travail, école, espaces collectifs). De nature verbale, psychologique, physique ou sexuelle, les violences se manifestent au travers de paroles, de comportements, d’actes, de gestes.

Basés sur les déterminants des vulnérabilités de l’OIM, certains groupes ont besoin d’une attention particulière comme :  Les victimes de traite, les enfants et les mineurs non accompagnés, les femmes migrantes, et les LGBT migrants.

L’OIM tente d'insuffler un vent d’espoir vers le chemin de résilience pour les femmes victimes de violences basées sur le genre en essayant d’apporter une réponse collective vour le rétablissement du bien-être psychosocial pour ces femmes.

C’est dans ce cadre que l’OIM à travers le projet régional « Favoriser la santé et la protection des migrants vulnérables transitant par le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Soudan et le Yémen », soutenu par le Ministère des Affaires Étrangères de la Finlande, a mis en place au mois de juillet 2023 une activité de soutien psychosocial au profit d’un groupe de 20 femmes (SGBV) d’origine sub-Sahariennes.

En mettant en place ces activités, l’OIM soutient la capacité de rétablissement des femmes victimes en les accompagnant dans le processus de guérison émotionnel, facteur qui facilitera à son tour leur adaptation dans les nouvelles communautés et leur capacité de résilience face aux potentielles crises futures ou catastrophes.

SDG 3 - BONNE SANTÉ ET BIEN-ÊTRE
SDG 5 - ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES